Impôt retenu directement sur le salaire par l'employeur et versé à l'autorité fiscale, en lieu et place d'une déclaration d'impôt ordinaire du salarié.
En Suisse, il concerne principalement les travailleurs étrangers sans permis C et les frontaliers. L'employeur répond de la retenue du montant correct, selon le barème du canton concerné, et de son versement.
L'impôt à la source ne doit pas être confondu avec l'impôt anticipé, qui frappe les rendements de capitaux et constitue un impôt distinct.
Les cotisations obligatoires qui financent le système suisse d'assurances sociales, prélevées sur les salaires et partagées entre employeur et salarié.
Elles couvrent le premier pilier (AVS, AI, APG), l'assurance-chômage (AC), la prévoyance professionnelle (LPP), l'assurance-accidents (LAA) et les allocations familiales. Certaines sont réparties à parts égales, d'autres incombent entièrement à l'employeur.
Pour l'employeur, elles ne sont pas une simple retenue mais un coût supplémentaire : le coût réel d'un collaborateur équivaut à son salaire brut augmenté de la part patronale.
La part des cotisations sociales supportée par l'employeur, en sus du salaire brut versé au collaborateur.
Pour 2026, elle comprend l'AVS/AI/APG à 5,3 %, l'AC à 1,1 % jusqu'à CHF 148 200, au moins la moitié de la cotisation LPP, l'assurance-accidents professionnels en totalité, ainsi que les allocations familiales, dont le taux varie selon les cantons.
Au total, les charges patronales ajoutent généralement entre 15 % et 20 % au salaire brut : l'écart entre ce que coûte un collaborateur et ce qu'indique son contrat.
La part des cotisations sociales retenue sur le salaire brut du salarié.
Pour 2026 : AVS/AI/APG à 5,3 %, AC à 1,1 % jusqu'à CHF 148 200, au plus la moitié de la cotisation LPP et, selon l'employeur, des parts d'assurance d'indemnités journalières maladie et d'accidents non professionnels.
L'employeur retient ces montants et les verse aux caisses concernées avec sa propre part.
Le décompte que l'employeur doit remettre à chaque salarié, détaillant le calcul de sa rémunération.
Elle indique le salaire brut et ses composantes, chaque cotisation sociale déduite avec son taux, l'éventuel impôt à la source et le montant net qui en résulte. Les cotisations patronales y figurent souvent à titre informatif, bien qu'elles ne soient pas déduites du salaire.
Le droit suisse impose à l'employeur de remettre un décompte écrit pour chaque période de paie.
Le montant effectivement versé au salarié, soit le salaire brut moins sa part de cotisations sociales et, le cas échéant, l'impôt à la source.
Les déductions habituelles sont l'AVS/AI/APG à 5,3 %, l'AC à 1,1 %, la part salarié LPP, ainsi que les primes d'assurance-accidents et d'indemnités journalières maladie. Le salaire net représente généralement entre 83 % et 88 % du brut, selon l'âge et le plan de prévoyance.
La rémunération totale due au salarié avant toute déduction : salaire de base, treizième salaire éventuel, bonus, commissions et indemnités soumis aux cotisations sociales.
Le salaire brut est le montant inscrit au contrat de travail et la base de calcul de toutes les cotisations sociales. Il figure en haut de la fiche de salaire, avant déduction des parts salarié qui donnent le salaire net.
La prévoyance professionnelle, deuxième pilier du système suisse. Elle complète le premier pilier afin de maintenir ensemble le niveau de vie antérieur à la retraite.
Chiffres clés (2026) :
Les taux de cotisation augmentent avec l'âge, de 7 % du salaire coordonné pour les plus jeunes à 18 % pour la tranche la plus âgée. L'employeur en assume au moins la moitié.
La déduction de coordination pèse de manière disproportionnée sur les temps partiels et les bas salaires, puisqu'elle est soustraite intégralement quel que soit le taux d'activité.
L'assurance-chômage, qui assure un revenu de remplacement aux personnes qui perdent leur emploi.
Taux (2026) : 2,2 % du salaire brut, réparti à parts égales entre employeur et salarié, soit 1,1 % chacun, sur le salaire jusqu'à CHF 148 200 par an.
Contrairement à l'AVS, la cotisation est plafonnée : la part du salaire qui dépasse CHF 148 200 n'y est pas soumise.
L'assurance-vieillesse et survivants, premier pilier du système suisse de sécurité sociale. L'assurance-invalidité (AI) et les allocations pour perte de gain (APG) sont prélevées en même temps.
Taux (2026) : 10,6 % du salaire brut pour l'AVS, l'AI et les APG réunies, réparti à parts égales entre employeur et salarié, soit 5,3 % chacun. Il n'existe aucun plafond : la cotisation porte sur l'intégralité du salaire.
Les indépendants versent eux-mêmes leurs cotisations, au taux maximal de 10,0 %, avec un barème dégressif en dessous de CHF 60 500 de revenu annuel.
Les cotisations sont dues dès le premier franc de salaire, et l'employeur répond du décompte et du versement des deux parts à la caisse de compensation.