La TVA que le destinataire établi en Suisse doit déclarer lui-même lorsqu'il acquiert des prestations auprès d'une entreprise étrangère non inscrite au registre des assujettis. La dette fiscale passe du prestataire au destinataire (dans l'UE, on parle d'autoliquidation ou reverse charge).
Prestations concernées : surtout des prestations de services, par exemple le conseil, la publicité, les licences de logiciels, l'informatique ou les prestations d'avocats. S'y ajoutent quelques cas particuliers : travaux sur des immeubles en Suisse par une entreprise étrangère, livraisons d'électricité et de gaz et, depuis 2025, certificats d'émission.
Qui doit le déclarer :
Taux (2026) : en général 8,1 % (taux normal), sur le montant facturé converti en francs.
Ce que cela change en pratique :
Exemple : une fiduciaire achète pour CHF 2 000 de prestations de conseil auprès d'un cabinet allemand, sans TVA suisse sur la facture : CHF 162 d'impôt sur les acquisitions. Méthode effective : CHF 162 déclarés puis déduits. Méthode TDFN : CHF 162 de charge.
Bon à savoir : si le prestataire figure au registre IDE (uid.admin.ch) et facture la TVA suisse, aucun impôt sur les acquisitions n'est dû.